Modélisations et conflits d’intérêts au cœur de la dystopie

©Teresita Dussart

Tous les chiffres sur lesquels se fonde la narrative de la peur depuis 2020 sont le fruit de spéculations dans le meilleur des cas. En novlangue, spéculation, se dit modélisation. On n’avait jamais assisté à une manipulation des chiffres aussi violente, rudimentaire, infantile, au travers de statistiques jamais pondérées. Pour ne citer qu’un exemple de ce qu’est devenu notre quotidien, le chiffre des «contaminations» n’est jamais mis en perspective avec le nombre de tests pratiqués en temps et espace. C’est le point 0 de la méthodologie. Du jamais vu.

Pas un jour sans qu’un expert prédique en mode Savonarole, les fléaux sur le point de se produire. La modélisation aura été de toutes les stratégies de manipulation psychologique, de toutes les escalades dans la narrative de la peur, derrière chaque «nouvelle vague», dans le but d’installer la singularité du sars-Cov2. Virus devenu endémique, qui sans charlatans pour le vendre, n’aurait jamais jouit de statut pandémique. Un virus de type gros rhume, qui fait peur aux obèses et aux personnes ayant dépassé de beaucoup leur espérance de vie. Loin, très loin, d’une maladie de nature à décimer la population.

La modélisation est une méthodologie très confortable pour les nuls et les opportunistes, lesquels peuvent toujours se retrancher derrière son caractère prédictif. Ce n’est pas une science. C’est un pari vaguement mathématique, construit sur des variables arbitraires, pas forcément pertinentes, auquel on peut faire dire n’importe quoi. Aucune modélisation n’a jamais fait gagner le loto à quelqu’un. Les modélisations covidiennes font toutefois gagner beaucoup d’argent à leur auteurs. Le fait est qu’elle continue de servir de socle argumentatif à chacune des mesures, les unes plus farfelues et répressives que les autres.

La modélisation est une méthodologie très confortable pour les nuls et les opportunistes, lesquels peuvent toujours se retrancher derrière son caractère prédictif

La modélisation ne s’était jamais pratiquée dans le cadre d’une gestion épidémique sérieuse, sinon comme support de valeur même pas hypothétique, consultative. Comme un peut-être. Mais il y a des précédents de crise artificielle, fomentés à coup de modélisation. La «pandémie» de la grippe A en 2009 en est un. Le résultat on le connait. Celui d’une énorme escroquerie, qui n’aura servi qu’à écouler le stock de Tamiflu, lequel devait servir pour la grippe aviaire, dont les « experts » élucubraient déjà sur son pouvoir comparable à celui de la grippe espagnole.

Dans le cadre de la dystopie covidienne, le seul instrument de navigation, de face au public, aura été cette fraude intellectuelle, construite de dos aux statistiques officielles. On garde en mémoire, l’annonce des 400.000 morts d’Emmanuel Macron le 29 octobre 2020, «si l’on ne fait rien«. En totale contre-position des 2% d’occupation hospitalière de lits par des patients covid, en 2020, communiqué par l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation (ATIH).

A l’heure où certains des médecins de plateau commencent à retourner leur veste, il est nécessaire de revenir sur leur rôle. Ce sont eux qui fourbissent de leurs mensonges l’état de commotion psychologique. Lorsque cette page noire sera tournée, si d’aventures elle ne s’installe pas comme le nouveau normal, il est fort probable que des thèses leur soient consacrées avec nom et prénom. De la même manière que le phénomène de la propagande et son corollaire, l’obéissance de masse, ont fait l’objet d’érudites exégèses, dans l’immédiat après-guerre.

Dans la société plus scientiste, plus raisonnable qui caractérisait la modernité occidentale jusqu’au début de ce millénaire, ces créatures moliéresques n’auraient jamais bénéficié d’une telle aura, quasi religieuse, pour installer une narrative si faiblarde, alors que des cohortes de scientifiques et intellectuels sont censurés chaque jour.

Les autorités de régulation aurait dû s’inquiéter du degré de promiscuité entre ces personnes et l’industrie, au regard des indices de communication à caractère promotionnel

La première transgression à la règle qui aurait dû susciter une intervention des mécanismes de contrôle, porte sur la non-déclaration de conflits d’intérêts. En faisant semblant d’être encore dans une société de droit, les autorités de régulation aurait dû s’inquiéter du degré de promiscuité entre ces personnes et l’industrie, au regard des indices de communication à caractère promotionnel. Spécialement, à partir du moment où les produits dit vaccinaux, ont commencé à être distribué en dehors de tout cadre de pharmacovigilance, sans prescription et sans discrimination d’état de santé ou de cadre infectieux et, qu’aucun des médecins qui tiennent encore le crachoir, n’a émis de réserve. Un tel consensus en soi était sujet à alarme.

L’acharnement obsessif sur les non inoculés, les appels explicites à la répression de civils, voire l’installation du sophisme selon lequel les protégés devraient craindre les non protégés, aurait troublé une société beaucoup moins rompue à notre tradition épistémologique. Sans parler du refus d’installer sur le débat public la question très basique de l’efficience des produits.

Toujours sur la question du conflit d’intérêt, les initiés savent que même pour une conférence en petit comité, il est rédhiboire que chacun des exposants décline les relations qui le lient à un laboratoire. A plus forte raison, cette déclaration ferait sens, s’agissant de professionnels s’exprimant dans les mass médias, en prime time, face à des auditeurs non familiarisés avec le type de synergie qui unit les médecins à l’industrie pharmaceutique.

La fraude historique réside dans le fait d’avoir laissé des médecins n’ayant pour l’essentiel jamais pratiqué la médecine, se présenter sous un jour de vulgarisateur scientifique, au plus fort de leur gloire médiatique, alors que leur expertise réside dans le marketing appliqué à l’industrie pharmaceutique. Dans un monde ordonné, jamais au grand jamais des lobbyistes assumés auraient pu occuper le crachoir en lieu et place d’experts indépendants.

Le retournement de situation et les conversions spectaculaires, comme celle de Martin Blachier, peuvent être le fruit d’une crise morale. Mais au-delà de cette apparente rédemption, il est un fait qu’une préoccupation agite le landerneau des consultants de la Big Pharma. Il s’agit de l’effet «jour d’après», après toute cette période d’abondance. Le brusque emballement, dès la fin de 2021, de ce qui s’apparente à une stratégie à trois temps, adhésion, coaction, imposition, est en train de réveiller des milliers de personnes de leur état d’hypnose.

Alarmistes en chef, les médecins de plateau et leurs clients, ont sur la conscience les conséquences systémiques pour la santé humaine, incluant le déni de soin de 2020 jusqu’à nos jours, l’impact économique, la mort de la prévention, l’incitation à l’obésité au travers du sédentarisme etc. Déjà en février 2021, un rapport de la Banque Mondiale alertait sur une augmentation de 150 millions de nouveaux pauvres dans le monde du fait des mesures covidiennes. Ce n’est pas de la modélisation ça. C’est du réel. Et depuis, ça s’est aggravé. Il est urgent de revenir à la science et laisser les charlatans facturer, mais hors d’atteinte de l’opinion publique.

 

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